Fin du transit à Sorong

On a beau être en vacances en « Papoua » (comme disent les locaux), rien n’est simple ici. En fait tout est compliqué et quelques fois très très compliqué. Une des choses qui nous complique la tâche est que très peu de personnes parlent en anglais. Nos tâches d’aujourd’hui n’étaient pas très compliquées et ils consistaient à:

  • Aller acheter le permis du parc de Raja Ampat
  • Aller au guichet chercher de l’argent
  • Aller acheter nos billets pour le traversier de ce soir

Toutes ces choses se faisaient dans un rayon de 10km environs, rien de compliqué et ça nous aurait probablement pris 1h maximum à Montréal et le tout, en cherchant du stationnement! Hé bien nous sommes partis à 10h ce matin et nous sommes à peine de retour (il est 15h15 présentement).

Alors ce matin nous avons marché jusqu’au bureau des permis du parc de Raja Ampat, une marche de 1h aller/retour qui s’est bien déroulée dans l’ensemble. La majorité des gens nous salue comme si nous étions des vedettes d’Hollywood et vient même jusqu’à nous serrer la main. Sur le chemin du retour, nous avons essayé 3 guichets différents sans succès (il y en a à tous les 100m et ce n’est pas une blague…) et pour finir à la banque Mandiri (une assez grosse banque ici). Pour comprendre que plus les banques sont grosses, plus nous pouvons sortir de l’argent! Ça nous a pris 3 jours pour comprendre ce principe et nous avons maintenant assez d’argent pour cette section du voyage.

Après un autre diner copieux à notre resto du coin (une valeur sûre) nous avons entrepris de prendre un taxi jusqu’au port afin d’acheter nos billets de traversier. Un petit taxi/bus (il y en a des milliers ici) nous semblait très convenable pour faire les 10km qui nous séparaient de notre destination. Après que les 2 jeunes ont essayés de nous « fourré ben raide » avec un tarif 10X plus cher, j’ai tenu mon bout et négocié jusqu’au bout. Hé ben ils nous ont dompés sur le bord de route en nous disant « le ferry est par là »!

Avec un beau 40 degrés et plein soleil, on s’est dit qu’on pouvait marcher un peu dans ces petites rues locales. Il faut mentionner: 1-Que le ferry n’était pas dans la direction indiquée, 2-Qu’il faisait vraiment chaud, mais VRAIMENT CHAUD, 3-Que la marche fut quant même agréable tellement les gens locaux étaient joyeux et même excités de voir passé 2 touristes sur leur rue. Les enfants ont marchés avec nous comme si nous étions 2 pères Noël avec des poches remplis de cadeaux! Voici les photos.

Une dame nous a même posé chacun notre tour avec son bébé, une petite fille d’à peine 1 an.  Ce fut mémorable et toute la rue était joyeuse!

Nous avons finalement trouvé l’endroit pour acheter nos billets, nous voulions réserver une cabine privée avec lits superposés. Après avoir fait la file et nous avoir fait dire spécifiquement par la dame qui vendait nos billets d’aller à l’autre file…. Nous n’étions pas à la bonne place. La personne du comptoir nous a dit d’aller directement au bateau, ce que nous avons fait. Mais personne ne voulait nous vendre de billet et ils nous disaient de revenir à 21h ce soir.

Sur le chemin du retour, nous cherchions un taxi afin de retourner à l’hôtel, car j’avais très chaud et Marie-Josée encore plus que moi. Elle avait la face la même couleur qu’une tomate italienne tellement elle avait chaud. Un homme s’est approché de nous avec un anglais très adéquat en nous demandant si nous avions besoin d’aide. OUI nous lui disons et nous lui expliquons qu’il nous est impossible d’acheter des billets pour la cabine. Ça pas pris 2 minutes qu’il est allé voir le propriétaire du fameux traversier et il est revenu avec la clé de notre cabine en nous expliquant qu’on va payer ce soir en montant au bateau. Cet homme s’appelle John, un papou local très sympathique qui se donne comme mission d’aider les touristes égarés (comme nous) et qui fait le tout gratuitement, car il croit fermement que l’avenir de son pays passe par le tourisme. Il nous a même appelé un taxi (un ami à lui) qui nous reconduit tranquillement dans le trafic avec une belle voiture à l’air climatisé…Pour un beau100 000 roupies (environ $10)

Nous allons finalement passé le reste de la journée et la soirée dans le lobby de l’hôtel (à l’air climatisé) en attendant d’aller prendre notre bateau.

Ray

Suite du transit à Sorong

Étant en région éloignée, rien n’est simple…. Nous sommes partis de Montréal avec 25 000 000 (oui, oui, 25 millions en cash) de Roupies indonésien, mais en fait nous aurions besoin d’environ 75 millions (environs $7500.00can), car aux endroits où nous allons plonger, il n’accepte pas les cartes de crédit et il n’y a pas de guichet d’argent. De plus, nous ne pouvons que sortir 2 millions à la fois/jour ici à Sorong.

Nous devons donc changer nos plans car faute d’argent comptant, impossible de visiter une des destinations que nous voulions. Le plan B étant un centre tout inclus chambre/repas/plongées et pour le double du prix, mais qui accepte les cartes de crédit. Ça va gruger un peu plus sur notre budget de 5 mois de vacances, mais en revanche nous n’allons pas plongée au Myanmar, car il n’y a pas de dive shop « organisé » (le tourisme est beaucoup trop nouveau dans ce pays) et il y a seulement des bateaux de plongée qui partent de la Thaïlande a des coûts exorbitants.

Nous allons donc plonger ici pour environs 5 semaines puis nous allons plonger en Thaïlande pour 1 mois. La suite serait probablement le Myanmar pour 1 mois.

Ici à Sorong, notre petit resto de coin de rue était tellement bon et nous l’avons tellement bien supporté que nous y sommes retournés pour diner aujourd’hui.

Resto de coin de rue

Notre Hôtel

La vie ici n’est vraiment pas chère, une carte SIM pour mon cellulaire nous a couté $10 pour 1 mois avec minutes illimitées et 12Gb de données. les diners nous coutent $2/chacun

Les gens d’ici sont tellement gentils, tout le monde nous salue et nous sourient et je me fais demander constamment de me faire prendre en photo avec les gens, un vrai Roy Dupuis en pleine rue Ste-Catherine (Luc je te comprends tellement…).

La religion est principalement musulmane et environ 50% des filles/femmes portent un hijab (simple foulard sur la tête). Par contre ils n’ont pas « l’air d’un chien battu » comme ceux que nous rencontrons à Montréal, ils sont plutôt très souriantes et toujours prêtes à nous aider et se font un plaisir de nous parler en anglais et ainsi pratiquer la langue de Shakespeare.

Mosquée juste en face de notre Hôtel

Marcher dans les rues et sur le trottoir comporte des défis, genre obstacles inattendu de fils électriques!

Les stations d’essences pour scooters, un classique de l’Indonésie…

Petite rivière près de notre hôtel

Nous prenons le ferry demain pour une autre aventure dans cette région pleine de surprises

En transit à Sorong

Sorong est situé dans l’est des archipels de l’Indonésie. Ici, nous sommes considérés en région éloignée de l’Indonésie, un peu comme notre Kuujjuaq du Québec. Il existe par contre une partie encore plus éloignée (en termes de ressources et d’habitants) appelée Raja Ampat et c’est notre destination finale pour environs 1 mois. Nous nous dirigeons plus précisément sur l’île de Palau Yapale, adans la partie sud de Raja Ampat.

Nous sommes arrivées ce matin à 6h00 (encore un changement d’heure pour nous, car il était 4h00 dans nos corps, mais en réalité nous somme encore entre l’heure du QC et d’ici…) et nous avions réservé au chic You and Me Hotel à quelques minutes de l’aéroport. L’hôtel est bien et nous y restons seulement pour 2 nuits, car nous allons prendre lundi un traversier de 10h pour nous rendre presque à notre destination finale.

Nous avons dormis jusqu’à 13h afin de reprendre un peu de sommeil de notre 2ième 24h d’avions/aéroports dans la même semaine, puis un diner au resto du coin s’imposait afin de montrer à nos estomacs qui était le « boss »… Le bol ($2) composé de nouilles, poulet, boulettes de boeuf et légumes était délicieux, nous attendons maintenant de voir si la bouffe de coin de rue locale va nous survivre…..

Ray